jeudi 30 septembre 2010

Hospitalisation 1 - Coco

Alors Coco est rentré à l'hopital pour difficultés respiratoires... Après une nuit à dormir debout ou plutôt assis, nous avons décidé de l'emmener consulter à l'urgence. Exceptionnellement c'est Papa qui se porte volontaire et voilà... rien de grave ! Même s'il est vu immédiatement, on diagnostisque une laryngithe et après 4 heures avec le masque à oxygène, Coco est de retour à la maison avec le conseil de lui mettre plein d'hydrasense si nous ne désirons pas retourner à l'hopital. Alors croyez-moi, de l'hydrasense il y en a à profusion à la maison !!! Et pour toutes les petites pattes qui se promènent, ne prenons pas de chance !

vendredi 10 septembre 2010

Quand est-ce que le vent tourne?

Je me considère forte et de nature plutôt positive mais disons que depuis 2009 j'ai hâte que le vent tourne... qu'il tourne pour m'apporter un peu de chance et poser un baume de bonheur, de douceur mais surtout un temps de légèreté sur ma petite vie.

Je n'ai pas à me plaindre: j'ai une famille extraordinaire, un bon travail, une maison trop petite et je peux me payer quelques sorties pour lesquelles je n'ai pas de temps mais depuis 2009 j'ai l'impression que ma vie est une galère.

Si je fais un résumé, j'ai appris la maladie de ma mère, traversé avec elle les étapes de la chimio et celles de la maladie, j'ai appris que j'étais enceinte de jumeaux dans une période où les émotions étaient déjà à leur combles, j'ai changé de travail 2 fois (pour le mieux) mais c'était tout de même un stress supplémentaire... j'en passe car avec le temps j'oublie les détails qui me faisaient alors rager... et là, j'ai aussi perdu mon grand-père. Du fait de ces 91 ans le choc est moindre il faut bien l'avouer mais tout de même j'aurais passé mon tour.

Et puis, maintenant que le nombre de nos enfants a doublé soudainement, je réalise que ma maison est trop petite comme mon auto alors nous nous sommes mis en mode recherche de maison pour réaliser que finalement la tâche n'est pas si facile.. Après avoir réservé un terrain pour nous faire construire, le projet est retardé pour plus de 2 ans dont trop tard pour nous car LOULOU aurait à changer d'école et ça ne me le dit pas... alors nous avons débuté des recherches actives pour trouver LA maison dont nous avons besoin: ok on est difficile mais au prix où sont les maisons, il faudrait bien que notre choix remplisse quelques-uns de nos critères... et comme notre sympathique agent nous dit : nous ne sommes pas difficiles mais nous savons ce que nous voulons mais tout de même...

sur les 25 maisons retenues et la 15 visitées (les autres étant maintenant éliminées) seulement 2 nous convenaient dont 1 était hors de prix... mais voilà, avant même que nous puissions la visiter, il y avait une offre d'achat acceptée. Comme elle était conditionnelle, il nous était toujours possible de faire une offre ce que nous avons fait MAIS une deuxième offre a été déposé quelques heures après nous et malheureusement pour nous, nous avions 2 désavantages: les autres savaient qu'il y avait une autre offre de déposé et leur agent était celui qui vendait la maison (contrairement à nous) alors... résultat, notre offre n'a pas été retenue mais l'autre oui malgré le fait que l'agent doute que le crédit soit accepté alors pour moi, c'est encore une fois un retour à la case zéro, un nouveau revers dans cette continuité d'ironies du sort qui semblent s'acharner sur notre petite famille.

Et puis, j'oubliais nous devions aller voir les grands-parents de PAPA en France mais malheureusement impossible de trouver des billets à un prix abordable pour les dates où nous avions réussi à trouver une gardienne pour nos grands... et maintenant c'est le grand-père de PAPA qui est très malade. Le médecin ne s'est pas prononcé sur le délai qu'il pourrait lui rester mais je crois que le prognostic n'est pas très optimiste.... s'il faut en plus que je me retrouve mère-célibataire de 4 enfants pendant quelques temps... AU SECOURS !!!

Suis-je la seule ou les malheurs viennent toujours en lot? Non je ne devrais pas me plaindre, j'ai une famille extraordinaire EN SANTÉ, de l'amour, un toit et de quoi remplir mon ventre tous les jours... Ma mère disait qu'il faut faire confiance à la vie.. je fais confiance mais j'ai hâte que le vent change de bord !!! Faudrait peut-être que la vie me fasse confiance aussi !!!

lundi 30 août 2010

Jour de non-rentrée

Aujourd'hui c'était jour de rentrée. Pour moi c'était la dernière fois que je n'avais pas de rentrée à vivre. Youppi ! Il me reste un an, une toute petite dernière année avant que Loulou prenne le chemin des classes et pour moi, il n'y a aucune presse.

Je sais bien que ça fait partie de la nature des choses mais je n'ai pas hâte à cette rentrée. Elle aura pour signification que mon Loulou n'est plus un bébé mais qu'il devient officiellement un grand garçon. Et pour une maman (et je ne suis certainement pas la seule) c'est le premier pas vers la 'perte' de mes bébés. A partir de ce moment, c'est un point de non-retour, je vieillis et en plus de voir mes enfants quitter doucement cette enfance.

Et c'est le début des obligations: Les devoirs, les lunchs, les horaires, les activités parascolaires, les taxis d'un endroit à l'autre...  en plus de la fin des vacances 'hors-saison' sur des plages vides, des grasses-matinées surprises, des jours de congé non prévus, des dessins de la garderie, etc.

Enfin, une pensée toute grande pour les mamans qui vivent la première rentrée le coeur serré et avec une pointe de nostalgie. Je ne vis pas de rentrée encore mais je ne peux m'empêcher d'y penser... ils grandissent tellement vites ces petits êtres que nous tenions au creux d'une main il n'y a pas si longtemps !

mercredi 25 août 2010

Bye bye allaitement !

Enfin, j'ai terminé l'allaitement mais non sans un petit pincement au coeur.. Je ne suis pas ni une pro-allaitement ni une contre allaitement mais j'ai tout de même allaiter mes 4 enfants. J'ai toujours pensé que le fait d'allaiter me permettait de prendre une pause avec mon enfant: un moment particulier qui n'était dérangé par personne, une pause dans une journée, un moment privilégié avec chacun de mes enfants. Néanmoins, l'allaitement de jumeaux était une toute autre expérience. Je n'avais pas décidé si j'allaiterais ni si je n'allaiterais pas.. je pensais laisser faire les choses. Néanmois, il y avait tout de mème une considération de coût, le fait que j'avais aimé allaité et la facilité de la chose car pour moi le principal avantage de l'allaitement c'est la faciltié: toujours prêt, à la bonne température et au besoin, au  moment que vous en avez besoin en plus d'être sans frais et de créer un lien particulier avec votre enfant.

Bon, ceci étant dit, l'allaitement de jumeaux est une toute autre histoire. Bien que j'ai commencé par les allaiter à tour de rôle, j'ai rapidement décidé de les allaiter en même temps afin de pouvoir espérer avoir du temps de libre ce qui était impossible en allaitant à tour de ròle. Puis, le poids aidant, j'ai repris l'allaitement à tour de rôle pour réaliser (ou plutôt m'avouer) que l'allaitement était rendu plus une corvée qu'un plaisir. En plus de devoir composer avec une intolérance à la protéine bovine qui m'oblige à éviter les produits laitiers (qui composent malheureusement une grande part de mon alimentation) et à consommer le boeuf en petite quantité et bien cuit (alors que je le mange habituellement saignant presque bleu!!!).

Alors depuis que je m'astreins à ce régime, que j'ai peu de temps pour moi et que j'ai l'impression d'être une vache (en référence à l'animal), je n'ai plus vraiment de plaisir à allaiter et j'ai graduellement mis un terme à cet allaitement. Depuis 2-3 semaines, j'ai réussi à sevrer Cocottine... alors que je croyais que ce serait la plus difficile puisqu'elle a eu beaucoup de difficulté à prendre le sein puis à accepter le biberon, je pensais qu'elle ne le lâcherait pas de sitôt mais finalement, contre toute attente, c'est Coco qui m'a donné du fil à retorde... et oui, alors qu'il ne me restait qu'un seul boire, je ne le sentais pas prêt à abandonner le sein... mais finalement, c'est peut-être moi qui ne l'était pas puisque sans heurt, il a pris le biberon et n'a plus réclamer le sein...

Et maman, elle a finalement un pincement au coeur. J'étais prête à arrêter d'allaiter mais je sais bien que c'est mon tout petit dernier, le dernier que j'allaiterai et avec lequel j'aurai ce moment d'arrêt (6 fois par jour d'accord) mais tout de même un moment d'arrêt que je me permettais à tour de rôle avec chacun de mes enfants... bref c'est fait, c'est terminé... plus de sein, plus de bébé... même les jumeaux ne sont plus si petits que ça... 4 mois déjà et peu importe les moments difficiles, ce sont mes enfants, mes trésors adorés et les derniers que j'aurai alors c'est avec un pincement au coeur que je les vois grandir mais avec une joie que je vois les heures les plus difficiles derrière moi...

lundi 16 août 2010

Lorsque 10 minutes vous font rêver...

Et oui... 10 minutes pour moi toute seule... c'est un rêve qui est rarement réalité. Entre les bébés, les grands et les corvées, ces petits 10 minutes sont loin d'être acquis et ces temps-ci j'en rêve !!! J'en aurais besoin pour écrire, lire, répondre à des courriels, plier du linge, faire le ménage, le souper, le lavage et j'en passe et... vous voyez bien que ces 10 minutes pour moi toute seule sont loin d'être une chose acquise car le 10 minutes pour maman se retrouve malheureusement trop souvent dans le bas de la liste !!!

Il faudra bien que je remédie à cette situation si je veux garder un esprit quelque peu sain. Moi qui comptait sur les siestes pour pouvoir ne rien faire pendant 10 minutes mais figurez-vous que le modèle de jumeaux qui m'a été livré venait avec une puce électronique qui sonne lorsque COCO s'endort afin de bien alerter COCOTTINE pour qu'elle se réveille, et cela, si bien entendu Monsieur et Madame daignent bien vouloir faire une sieste !
 
Dommage que je n'aie pas pris la peine de lire les petits caractères dans le bas du contrat de jumeaux !!! Et ceux qui avez des 10 minutes pour vous seul, ne serait-ce qu'un seul par jour, alors profitez-en pour bien vous gâter car vous faites des jaloux !


mardi 3 août 2010

J'ai pris le temps de prendre le temps...

et j'ai fait un téléphone que j'aurais dû faire depuis quelques temps... Je suis en mode 'j'aurais besoin de quelques minutes pour moi" mais je n'y arrive pas... et je suis de plus en plus fatigué en plus d'avoir une maison sans dessus dessous, du lavage à perpétuité et des enfants fatigués par un été passablement occupé !!! Bref, j'avais la chance d'avoir ma tante avec moi pendant un après-midi la semaine dernière alors j'ai décroché le téléphone (cet espèce de machin qui me harcèle toujours dans les pires moments et qui se retrouve sans cesse dans la mauvaise pièce lorsque je suis incapable de me déplacer) et j'ai téléphoné aux Relevailles... un organisme qui offre un service d'aide-maman.. et j'ai demandé de faire partie de ce service !!!

Et non je ne suis pas parfaite et après avoir lu les Zimparfaites et presque terminé Imparfaites et alors?, 2 excellents livres lorsqu'on est dépassé d'être maman et qu'on a bien besoin de se faire dire qu'on est pas la seule dans ce bateau, et bien je me suis dit que moi aussi j'aimais bien être imparfaite et que je voudrais bien du temps pour moi.

Le plus drôle dans tout ça c'est qu'en me présentant j'ai dit que je voudrais avoir de l'aide pour s'occuper des jumeaux pour que je puisse réussir à faire quelques corvées (ménage, lavage et l'épicerie) sans que le tout dure toute la semaine comme normalement dans la situation actuelle. MAIS la gentille madame m'a répondu qu'elle n'offrait pas ce genre de service. PAR CONTRE, elle pourrait m'envoyer quelqu'un afin de me permettre de sortir prendre une marche, me faire coiffer, lire un livre, bricoler, etc.. du temps pour moi quoi.. JUSTE POUR MOI..

Et la, plus ça va et plus je trouve cela extraordinaire, n'est-ce pas? J'ai 2 semaines de réserver pour tester le tout car je suis tout de même réticente à laisser mes jumeaux à une inconnue même si celle-ci en a l'habitude et qu'elle est référer et a de l'expérience. Alors on verra bien...

Et le programme de mes 3 heures de liberté? Et bien là il change à toutes les heures. J'ai l'imagination qui déborde car 3 heures pour moi toute seule WOW.. mais c'est certain que je reste à la maison car c'est la première fois qu'elle viendra... (bon ça c'est mon côté mère-poule)... Pour l'instant j'hésite entre un bon livre, un bon bain, de la peinture sur bois, une page de scrapbook, installer une toile pour faire de la photo (ça fait des siècles que je veux faire ça), sortir le nez dehors dans le hamac (s'il fait beau), aller faire une sieste..

Je me demande si j'arriverai à choisir... en tout cas je vous tiendrai au courant mais je sais déjà que leur programme fonctionne... si maman prend soin d'elle toute la famille en bénéficie et dans mon cas, juste à y rêver, je suis déjà moins fatiguée !!!

jeudi 29 juillet 2010

Lorsque technologie rime avec inquiétude...

Je fais du coq à l'âne, c'est dans mes habitudes... alors voici un retour en arrière...
Je reprends l'histoire de ma grossesse, interrompue par plusieurs choses dont j'avais envie de parler...
Et bien, étant enceinte de jumeaux, j'étais considérée automatiquement comme ayant une grossesse à risque. OUACH... plus de rendez-vous, plus de suivis et plus d'échographies...
Et bien ce suivi c'est avéré pour moi un poids énorme à porter. Semblerait qu'à l'échographie de 20 semaines, il avait été noté que BB1 (c'est comme ça qu'on le surnommait étant placé le plus bas) avait un bassinet du rein plus gros que la normale. Hors cette 'anomalie' était plutôt passée inaperçue et ni mon médecin, ni l'obstétricien responsable de l'écho, n'avait eu la bonté de m'en avisé.
Comme la normale, une échographie est faite à 32 semaines. Puis, une à 34 semaines et toutes les semaines qui suivront... 
mais SURPRISE à 34 semaines, on me parle soudain d'une 'anomalie' qui semblerait est un facteur pouvant être lié à la trisomie... QUOI? LA TRISOMIE? Je me suis précipitée chez mon médecin suite à cette information de l'obstétricien responsable de l'échographie... et là à partir de ce moment, ma grossesse est virer au cauchemar. Moi, je ne voulais pas d'un enfant trisomique (je ne porte aucun jugement sur ces personnes soyez en certain et j'admire leurs parents mais je ne me sentais pas la force ni la capacité d'avoir un enfant avec un handicap) et pour en être certain j'avais même fait le test de dépistage à 14 semaines, en clinique privée). Et je ne pouvais PAS avoir un enfant trisomique, pas moi qui venait de perdre ma mère, moi qui n'avait pas prévu de grossesse, moi qui attendait des jumeaux... pas maintenant qu'il m'étais impossible de faire quoique ce soit, moi qui avait cet enfant de 34 semaines qui pouvait naître d'un jour à l'autre.
Mon cauchemar ne s'est pas arrêté là. On m'a envoyé à 35 semaines voir un généticien, puis un autre échographie en vue de faire une amniosynthèse le jour même. Je vous le jure, étendue sur la table en attendant d'être piquée pour l'amnio, je ne pouvais m'empêcher de pleurer. J'avais peur... peur de l'amnio mais surtout peur d'avoir un enfant pas comme les autres. Peur de devoir prendre une décision que je ne voulais pas prendre dans un environnement ou je me sentais déjà poussé par le temps. J'étais entré dans le bureau du généticien en lui disant que je ne croyais pas que l'amnio était nécessaire puisqu'à 35 semaines, peut importe le résultat qu'est ce que ca changerait?
Et puis, je me suis laissé convaincre. Je n'avais pas les idées claires et j'étais totalement perdue.. Selon eux, j'en aurais le coeur net et on m'a même dit que certains hopitaux québécois ferait un accouchement sélectif.. STOP.. trop d'infos, trop de décisions à prendre... et si j'accouchais dans les prochains 24 heures.. non je n'étais pas prête.
Autre IRONIE du sort, ce jour là, je n'avais pas assez de liquide pour faire l'amnio. Impossible de la réaliser même par la plus expérimentée des obstétriciennes: le risque est trop grand de percer le cordon et la mesure est 'normale' aujourd'hui... c'est quoi normale?
Les 3 semaines qui suivirent furent encore un calvaire. Finalement les bassinets (maintenant c'était les 2 reins) étaient toujours plus grands que la normal mais le liquide avait augmenté par rapport à ce jour de supposée amnio... alors j'ai stressé, je me suis inquiétée et je n'ai pas dormi pendant de nombreuses semaines... trop de jours lorsqu'on a besoin de prendre tout le repos possible avant l'arrivée de 2 bébés...
Et le jour de l'accouchement, j'ai pleuré. Du moment ou je suis entrée dans la chambre pour me préparer, pendant la préparation pour la césarienne et pendant la césarienne... j'ai pleuré sans même pouvoir m'arrêter. Je ne me sentais pas prête à avoir ces enfants, non pas parce que je ne les voulais pas mais parce que j'étais inquiète et j'avais peur, une peur sournoise face à laquelle j'étais impuissante.. j'avais fait tout ce qu'il fallait pour ne pas être face à cette situation...
BB1 est arrivé le premier comme de raison et grand merci à l'infirmier qui avait demandé le pédiatre en salle et qui me l'a emmener avant même que BB2 n'apparaisse pour me dire qu'il était parfait.. je l'entends encore crier 'apporter lui son bébé... c'est lui qui l'inquiète'... mes larmes n'ont pas cessées, elles ont redoublées de soulagement, de fatigue mais de bonheur et après cela, avoir des jumeaux c'était la chose la plus merveilleuse au monde car ILS ÉTAIENT EN SANTÉ...
Et vous savez quoi, si j'avais eu une grossesse 'normale', je n'aurais jamais fait d'échographie à 35 semaines. Ce problème n'aurait jamais été discuté, je n'en aurais jamais été avisée et probablement que j'aurais eu une grossesse sans anicroche, sans ce stress et cette peur incontrôlable et surtout quelques nuits de sommeil avant l'accouchement... la technologie c'est bien mais pas dans tous les cas !